La collecte de l’épargne retraite par capitalisation reste difficile




D’après la dernière étude du COR (Conseil d’Orientation des Retraites), le niveau de vie des retraités va continuer de diminuer dans le temps. Le comportement des français vis-à-vis de leur épargne est notamment montré du doigt.

La question de la retraite inquiète une très grande majorité des français. Pourtant, la souscription de produit permettant de la préparer reste marginal en France contrairement aux pays anglo-saxons par exemple. Et malgré une offre relativement développée : PERCO, PERP, Madelin, article 83, etc.

Preuve en est avec les chiffres : 4,3% des cotisations sont versées sur des dispositifs de retraite et seulement 1,9% des prestations versées à ce jour. L’encours serait de 207 milliards d’euros contre 1 600 milliards pour l’assurance vie par exemple.

En bref, l’offre ne semble pas convenir à la population. Une des explications pourrait provenir de notre modèle. En effet, aujourd’hui, une part importante des charges est reversée au système de retraite par répartition, ce qui ampute de la capacité d’épargne pour les salariés. De plus, l’épargne retraite est très souvent considérée comme non flexible. Donc plus les personnes sont jeunes et moins elles s’intéresseront à ce type de produit par crainte de l’incertitude et vont plutôt privilégier l’assurance vie ou des acquisitions immobilières pour créer leur propre retraite sans la contrainte d’une rente viagère et le blocage du capital.

Mais est-ce vraiment une bonne solution compte tenu de l’allongement de la durée de vie ?

Il faudra pourtant trouver des solutions car les caisses de retraite sont au bord du gouffre. Le gouvernement actuel doit se pencher sur ce sujet explosif..