Obligation à Bon de Souscription

En préambule et pour vous aider à comprendre le principe du bon de souscription, nous vous invitons à consulter la définition du bon de souscription.



Dans les Obligation à Bons de Souscription, on retrouve principalement les catégories suivantes :

Les Obligations à Bons de Souscriptions d’Actions (OBSA)
Les Obligations à Bons de Souscription d’Actions Remboursables (OBSAR)
Les Obligations à Bons de Souscription d’Obligations (OBSO)

Les obligations à bons de souscriptions d’actions (OBSA) :

Les OBSA sont des obligations traditionnelles auxquelles sont attachés à l’émission un ou plusieurs bons qui donnent un droit de souscription à des actions de la société émettrice.

A la différence d’une obligation convertible, l’OBSA permet à son détenteur d’avoir simultanément le statut de créancier et d’actionnaire.
Lors de l’introduction en bourse, le bon de souscription est détaché de l’obligation.
A noter que toute société par actions (SA et SAS par exemple), qu’elles soient du secteur public ou privé, peuvent émettre des OBSA.

Le prix d’exercice doit être au moins égal au nominal de l’action et peut varier à chaque période de souscription en fonction d’un indice (moyenne d’un nombre donné de cours de bourse).
A noter que l’investisseur peut lever son option même si la période d’exercice n’est pas encore ouverte.

Avantages de l’OBSA pour l’investisseur :
– L’aspect optionnel
– Côté spéculatif grâce à l’effet de levier du bon de souscription
– L’échéance des bons (qui ne peut aller au-delà des trois mois suivant l’amortissement final de l’emprunt) est connue avec certitude. Le détenteur, par rapport à celui d’obligations convertibles, dispose d’une plus grande liberté d’action et n’est pas acculé par une conversion « forcée » ; le cours de l’action s’en trouve plus indépendant des exercices de bons
– Outil de protection en l’utilisant comme couverture d’une position vendeuse

Avantages de l’OBSA pour la société émettrice :
– Arme anti OPA si la société émettrice propose les OBSA à des entreprises « amicales »
– Le taux facial de l’emprunt est plutôt faible
– Pour atténuer la dilution du bénéfice net par actions (très forte lors d’une augmentation de capital), l’entreprise a souvent recours aux obligations convertibles. Le prix de ces dernières étant en général moins élevé que celui des obligations à bons de souscription. Néanmoins, l’émission d’OBSA minimise encore davantage ce phénomène de dilution.

Pour rappel, un bon de souscription est un droit d’achat sur une valeur mobilière suivant des modalités définies contractuellement (prix de l’éventuel achat futur, période de possibilité d’exercice de l’option…).
Pour information, les droits des détenteurs de bons sont les mêmes que ceux attachés aux obligations convertibles.

Les Obligations à Bons de Souscription d’Actions Remboursables (OBSAR) Variante de l’OBSA, le BSAR se trouve être remboursé, si le porteur ne l’a pas exercé. Cette clause de remboursement, en cas de non-exercice du BSAR est un avantage pécuniaire pour le porteur qui permet à l’émetteur d’émettre et de placer plus aisément ses titres de créances donc de trouver des sources de financement.

Les Obligations à Bons de Souscription d’Obligations (OBSO) À chaque obligation est attaché un bon permettant de souscrire, durant une période donnée et à un prix convenu à l’avance, un titre de même nature et de même durée. Comme pour le bon de souscription d’actions, le bon est coté séparément de l’obligation. Dès l’origine, il y a donc deux titres cotés au lieu d’un seul.